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Soeurs religieuses

julie
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Soeurs religieuses

Bericht 22 augustus 2020, 20:44

Bonjour,
J'ai 5 arrières-grandes-tantes sur 12 enfants religieuses dans leur vie. L'une d'entre elles s'est mariée. Pourquoi ces jeunes-filles prenaient-elles le voile? Leur années de naissance se situent dans les années 1860 à 1883 à Ste-Sigolène en Haute-Loire. Elles voyageaient pas mal car les départements de la Seine "inférieure" , de l'Aveyron, de la Drôme...sont cités.
Merci pour une éventuelle réponse.

Julie

mbicaismuller
mbicaismuller
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Bonjour

une famille très pieuse, les enfants " héritant " de la foi de leurs parents,

parfois un curé, directeur de conscience, qui modèle un peu les personnalités,

un choix entre cette vie de contemplation ou de soin des autres (selon la congrégation choisie)

préférée à une existence de femme au foyer élevant une ribambelle d'enfants.

Un cas semblable dans la famille MARTIN (sainte Thérèse de Lisieux)

5 filles sur 9 enfants entrent en religion.

https://gw.geneanet.org/cgs61?lang=fr&iz=51351&p=louis+joseph+aloys+stanislas&n=martin&oc=1

On peut aussi entrer en religion par conviction certes, mais pour " racheter " les fautes des parents

en menant une vie exemplaire (j'en ai connu)

Cordialement
Marie Louise
Mon blog : Mes petites histoires de Marseille et de Provence
http://provenceetmoi.canalblog.com/

julie
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Bonjour Marie-Louise!

Merci pour votre réponse qui m'apporte ne autre façon de penser.

Je n'y connais rien en matière de religion, je l'avoue et je ne sais pas faire la différence entre les congrégations où elles étaient. Je cite entre autres : l'ordre de Cluny à St-Affrique en Aveyron, l'ordre de la sainte enfance en "Seine inférieure"...
L'une d'elle dont j'ai l'acte de naissance (20-06-1866 à Ste-Sigolène Haute-Loire) mais pas son acte de décès, n'apparait pas dans la succession de ses parents (en 1901) ni sur une photo. Je la trouve citée nulle part (table de successions et absences, tables décennales, etc... Où puis-je me renseigner?

Cordialement,
JULIE

mbicaismuller
mbicaismuller
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J'imagine que celle née en 1866 est votre Catherine Florentine FRAISSENON

https://gw.geneanet.org/julie?lang=fr&pz=pierre+edouard&nz=villedieu&p=catherine+florentine&n=fraissenon

Quelqu'un semble avoir son décès mais n'indique pas le lieu

https://gw.geneanet.org/charreyreg?n=fraissenon+ou+freycenon+ou+freyssenon&oc=&p=catherine+florentine

Curieux que le décès (1962) n'ait pas été reporté sur l'acte de naissance

Vous pourriez contacter cette personne.

Cordialement
Marie Louise
Mon blog : Mes petites histoires de Marseille et de Provence
http://provenceetmoi.canalblog.com/

julie
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Bonjour,
J'ai déjà fait la démarche auprès de la personne citée. Elle appartient à la même famille que la mienne mais dans une autre branche. Le problème c'est que cette personne ne cherche pas les actes. Pour moi c'est important de vérifier nos dires. Si vous regardez bien son arbre il y a une autre Catherine née en 1880 et décédée en 1962 : elle a la même date de décès que Catherine Florentine. Et le décès n'existe que pour 1 personne. Nous avons des papiers de successions sur lesquels des erreurs de dates et de noms ont été faites par le notaire. Celle-ci en fait partie.
Catherine Florentine née en 1866 apparait sur le recensement de 1881 (18 ans) mais plus sur 1886 et elle n'est pas décédée à Ste Sigolène. Je sais qu'elle était religieuse car il y a 1 plaque au cimetière de Ste-Sigolène où son prénom est citée. Je pense qu'elle est décédée ailleurs mais son acte de naissance ne le stipule pas et dans les successions et absences elle n'apparait pas non plus! Mystère! C'est pourquoi j'aimerai savoir si des archives existent dans un centre catholique.
En tout cas merci pour vos éclaircissements.
A vous lire,
Julie
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recenst 1881 Florentine.png

antique43
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Bonjour,
J'ai beaucoup de religieux et religieuses parmi les frères et sœurs de mes ancêtres et notamment dans une famille sur le secteur de St-Pal de Mons, à côté de Ste-Sigolène.
Sur la période que vous citez, pour mes ancêtres de St-Pal de Mons, dans la même fratrie de 6 enfants (3 garçons et 3 filles), après le décès des parents, 2 filles sont devenues religieuses dans la même congrégation à quelques mois d'intervalle, dans 2 villes différentes et 2 garçons sont devenus religieux d'une même autre congrégation (entrés à l'âge de 14 ans), le dernier y est entré 4 mois avant le mariage de son frère aîné (leur sœur non religieuse s'étant mariée l'année précédente).
A cette époque et jusque dans les années 1950 au moins, les congrégations recrutaient dans les campagnes. Etre religieux était en quelque sorte une promotion permettant de devenir enseignant ou infirmier par exemple, et tout comme être prêtre, c'était un honneur pour la famille du point de vue religieux, dans le contexte de l'époque où la religion était pratiquée sans doute dans toutes les familles, sur ce secteur de la Haute-Loire.
Avaient-ils la vocation ? Pour certains le choix était volontaire (cf Ste Thérèse de Lisieux) et pour d'autres, le fait d'être choisi parmi la fratrie pour entrer dans la congrégation était considéré comme une vocation, comme un appel via la congrégation.
Dans les années 1930, quand une fille n'était pas mariée vers 25 ans, ce pouvait être une raison de la faire rentrer au couvent.

Les religieux / religieuses sont enterrés dans le caveau de leur congrégation, dans la ville / village / pays où ils sont décédés.
Pour les religieux et religieuses de ma famille, d'après les photos en habit de religieux, j'ai trouvé via internet à quelle congrégation ils / elles appartenaient. J'ai écrit aux congrégations pour demander le parcours de chacun / chacune. Le service des archives m'a gentiment fait parvenir les dates d'entrée en congrégation, les différentes étapes de la vie religieuse datées, leur fonction, avec pour chaque étape, la ville et la date correspondante.
J'ai ainsi obtenu leur date et lieu de décès ! Merci à ces congrégations.
J'espère que ce témoignage vous ouvrira d'autres portes et permettra à vos recherches d'aboutir.
Bien à vous

jpbon43
jpbon43
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Bonjour,
N'oublions pas une autre motivation, dont on parle peu, voire pas du tout, parce que ça peut encore choquer, c'est l'homosexualité, pour certaines sœurs, comme pour certaines communautés de frères, c'était une des rares possibilité de vivre "sous couvert " sa sexualité qui était un sujet tabou. Avec le temps et l'évolution des mentalités, les langues se délient.
Mis à part ce sujet, il faut aussi prendre en compte la loi de séparation de l'église et de l'état de 1905 pour expliquer le fait que certaines religieuses ont quitté l'habit.
Un de mes arrières grand tante, née à Bains en Haute Loire, était Religieuse-enseignante (Soeur Louis de Gonzague) à Cayres.
Elle a eu la possibilité de continuer d'enseigner en étant sécularisée (faire passer des biens d'Église dans le domaine public)
Honte pour la famille, ce n'est que grâce à la généalogie, puis en faisant parler mes anciens que j'ai découvert cette histoire qui faisait partie des secrets de famille.
Elle a quitté la Haute Loire avec un jeune homme de Cayres, ils se sont mariés à Lyon et j'ai perdu leur trace ... un cousine aujourd'hui disparue avait indiqué qu'ils auraient eu une fille, qu'elle fréquentait en cachette et qui serait décédée au Puy ...
On ne saura jamais si c'est l'amour ou la loi, ou les deux qui ont conduit cette tante à quitter l'habit religieux.
A travers la généalogie on découvre des tranches de vie passionnantes.
Nous pourrions parler d'une cousine qui est entrée dans les ordres pour suivre l'amour de sa vie qui avait fait le choix d'être prêtre, mais elle est encore en vie, respectons son secret, cela fera le sujet d'un beau roman mais plus tard ...

pelisson
pelisson
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Bonjour,
Pour compléter, je m'interroge sur une autre piste, moins romantique : l'argent.
Même si la pratique de la dot diminue au XIXe, elle persiste encore. 5 filles qui ne sont pas à marier, c'est de l'argent gagné ;)
Pelisson

julie
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Merci à Pelisson et jpbon43 pour ces informations très utiles auxquelles je n'avais pas pensées. Grâce à une petite petite petite cousine que j'ai découvert cette année (comme quoi le confinement à eu du bon!), elle m'a trouvé le décès d'une des 5 soeurs. En fait dans les successions il y a des erreurs. 2 soeurs étaient confondues et maintenant j'ai pu tout rétablir. Cela a été très difficile de tout remettre d'aplomb. De plus une soeur à ma grand-mère est elle aussi devenue religieuse et est décédée aux mêmes dates que sa tante religieuse!
Une autre a qui a quitté les ordres pour se marier.

Je vais pouvoir passer à d'autres interrogations!!!

Je remercie encore toutes les personnes qui ont participées à ma demande ainsi que généanet.

Bonne et heureuse année

antique43
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jpbon43 schreef:
02 januari 2021, 07:47
Bonjour,
N'oublions pas une autre motivation, dont on parle peu, voire pas du tout, parce que ça peut encore choquer, c'est l'homosexualité, pour certaines sœurs, comme pour certaines communautés de frères, c'était une des rares possibilité de vivre "sous couvert " sa sexualité qui était un sujet tabou. Avec le temps et l'évolution des mentalités, les langues se délient.
Mis à part ce sujet, il faut aussi prendre en compte la loi de séparation de l'église et de l'état de 1905 pour expliquer le fait que certaines religieuses ont quitté l'habit.
Un de mes arrières grand tante, née à Bains en Haute Loire, était Religieuse-enseignante (Soeur Louis de Gonzague) à Cayres.
Elle a eu la possibilité de continuer d'enseigner en étant sécularisée (faire passer des biens d'Église dans le domaine public)
Honte pour la famille, ce n'est que grâce à la généalogie, puis en faisant parler mes anciens que j'ai découvert cette histoire qui faisait partie des secrets de famille.
Elle a quitté la Haute Loire avec un jeune homme de Cayres, ils se sont mariés à Lyon et j'ai perdu leur trace ... un cousine aujourd'hui disparue avait indiqué qu'ils auraient eu une fille, qu'elle fréquentait en cachette et qui serait décédée au Puy ...
On ne saura jamais si c'est l'amour ou la loi, ou les deux qui ont conduit cette tante à quitter l'habit religieux.
A travers la généalogie on découvre des tranches de vie passionnantes.
Nous pourrions parler d'une cousine qui est entrée dans les ordres pour suivre l'amour de sa vie qui avait fait le choix d'être prêtre, mais elle est encore en vie, respectons son secret, cela fera le sujet d'un beau roman mais plus tard ...
Bonjour,
Concernant l'homosexualité, vous écrivez que "les langues se délient", est-ce que vous avez des éléments concrets ?
En effet, au temps des mariages non consentis et lorsque l'église considérait l'homosexualité comme un grave péché contre-nature, dans un contexte janséniste qui a perduré longtemps, et vues les conditions de rigueur, d'austérité, et de cadrage dans les congrégations, je ne suis pas certaine que les personnes homosexuelles auraient fait le choix de la vie religieuse pour vivre leur sexualité. Avant 1968, le plaisir n'était pas omniprésent dans la société, ni un but en soi comme il l'est de nos jours, c'était plutôt l'inverse.

En 1905, des congrégations comme par exemple les frères maristes sont parties enseigner à l'étranger de par le fait qu'ils n'avaient plus le droit d'enseigner en France.
Cordialement
Bonne année à tous

antique43
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pelisson schreef:
02 januari 2021, 14:42
Bonjour,
Pour compléter, je m'interroge sur une autre piste, moins romantique : l'argent.
Même si la pratique de la dot diminue au XIXe, elle persiste encore. 5 filles qui ne sont pas à marier, c'est de l'argent gagné ;)
Pelisson
Bonjour,
Les congrégations religieuses demandaient une dot dans la majorité des cas (les actes notariés en témoignent), pour payer la pension et pouvoir assurer une vie décente aux religieux/religieuses, et sans doute aussi pour l'entretien de leurs bâtiments.
Cf par exemple l'article en ligne de Marie-Thérèse NOTTER https://www.brepolsonline.net/doi/pdf/10.1484/J.RM.2.305490 ou l'ouvrage de Dominique Dinet : "Les dots de religion en France aux XVIIe et XVIIIe siècles".
Les congrégations recevaient l'héritage des religieux/religieuse lors du partage entre frères et sœurs.
Cordialement

jpbon43
jpbon43
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Réponse à antique43
Oui j'ai des éléments concrets, par des témoignages dans ma famille et pour avoir moi même côtoyé des religieux qui pourraient aujourd'hui témoigner sans rougir, s'il sont encore en vie, je respecte leur vie privée et c'est à eux de décider de faire leur coming-out.
Je n'ai jamais rien eu à redire de mon excellent prof d'anglais, qui était frère, mariste je crois, et gay ... alors que mon prof d'histoire géo à la main baladeuse serait aujourd'hui en prison.

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